Le plomb crève les poitrines, le sang creuse des ravines. La rude voix des sergents couvre l'ouragan des balles ; on entend, par intervalles : Sacrebleu, serrez vos rangs ! Sans officiers et sans guides, ils avancent, intrépides. Un caporal de vingt ans, assemblant les escouades, leur dit : Allons, camarades, pour mourir, serrez vos rangs ! Sous les éclats de la foudre on vit tomber, noir de poudre, le dernier de ces vaillants ; il cria : Vive la France ! Et l'écho répondit : France, en avant, serrez vos rangs !