Dès son indépendance acquise en mille-neuf-cent-quatre-vingt-dix, la Namibie s'est lancée dans une révolution écologique. Après des décennies de braconnage massif réduisant le nombre de lions, d'éléphants, de léopards et de rhinocéros, les autorités ont imaginé un mode de gestion des écosystèmes unique au monde. Ce dernier (le conservancie) fait des villageois les garants de la sauvegarde des espèces qui les entourent. Les habitants d'une zone s'engagent à protéger la nature en échange de retombées économiques principalement liées au tourisme et à fournir les « permis de tuer » selon des quotas fixés au plus haut niveau national. Parallèlement, l'État les dédommage financièrement des attaques des prédateurs qui compliquent la cohabitation entre l'homme et l'animal. En Namibie, le nombre d'animaux sauvages est reparti à la hausse et les emplois dans l'écotourisme ont fait sortir des milliers de familles de la pauvreté.