Texte
À huit heures on mangeait encore. Les hommes déboutonnés, en bras de chemise, la face rougie, engloutissaient comme des gouffres. Le cidre jaune luisait, joyeux, clair et doré, dans les grands verres, à côté du vin coloré, du vin sombre, couleur de sang. Entre chaque plat on faisait un trou, le trou normand, avec un verre d’eau-de-vie qui jetait du feu dans les corps et de la folie dans les têtes. De temps en temps, un convive plein comme une barrique, sortait jusqu’aux arbres prochains, se soulageait, puis rentrait avec une faim nouvelle. Les fermières, écarlates, oppressées, les corsages tendus comme des ballons, coupées en deux par le corset, gonflées du haut et du bas, restaient à table par pudeur. Mais une d’elles, plus gênée, étant sortie, toutes alors se levèrent à la suite. Elles revenaient plus joyeuses, prêtes à rire. Et les lourdes plaisanteries commencèrent.
Mes copies
Dictée du jour du
Envie de vous entraîner ? Recommencez cette dictée autant de fois que vous le souhaitez.
Informations
Les Contes de la bécasse
Classement
Dictée du jour du
Discussions
Espace créateur Créer une dictée
D'autres dictées
129 mots
Source : L'inspecteur Specteur et le doigt mort
158 mots
Source : Les Guerres stupides de l'Histoire
140 mots
Source : La Complainte du légume