Mais derrière le muret, une ombre lui faisait face. L'ombre ne ressemblait ni à un homme ni à une bête. Elle était informe, difficile à discerner ; mais elle murmurait, bien qu'il n'y eût aucun mot dans son murmure, et elle s'avançait vers lui. Elle se trouvait du côté des vivants, et lui du côté des morts. Il allait devoir descendre la colline jusqu'aux terres désertes et aux villes des morts où aucune lumière ne brille, ou alors franchir le muret pour rejoindre la vie, là où l'attendait la chose informe et maléfique. Il brandit bien haut le bâton d'esprit qu'il tenait à la main ; et par ce geste, la force lui revint.