Elle était vêtue d'une robe de lingerie infiniment simple et sans aucun de ces ornements qui constituaient la mode. Son cou nu, ses bras que l'on voyait à travers la mousseline de ses manches, son visage, son front découvert, avaient cette teinte chaude que donnent à la peau de certaines blondes le soleil et le grand air. Des points d'or brillaient dans ses prunelles presque noires. Ses cheveux éclatants, à reflets métalliques, se nouaient sur sa nuque en une lourde torsade. Mais c'étaient là de menus détails dont on ne s'apercevait qu'à la longue et lorsqu'on avait réussi à se distraire du spectacle merveilleux qu'offrait l'ensemble même de sa beauté.