C'était une maison bretonne couverte en tuiles rouges, dont le grenier avait été transformé par son dernier propriétaire au moyen d'un léger exhaussement du mur d'arrière, où l'on avait percé une baie qui donnait de plain-pied sur une terrasse. Cela faisait de ce côté une espèce de chalet suisse, tandis que l'autre gardait son air breton. Un petit jardin planté de saules maigres et de lilas, des communs, un potager et un bois de pins tenaient le circuit. La mer était à trois champs de là ; elle poussait une pointe sur la droite, dans une petite anse étranglée ; on la voyait aussi, vers le large, qui découpait entre deux roches énormes son triangle d'azur sombre. Une chaîne de petites collines la masquait au nord et à l'ouest qui recevait le premier assaut des vents, c'était l'exposition qui pouvait le mieux convenir.