Chez les peuples où la femme tient son rang, l'enfant dès l'âge le plus tendre s'habitue à voir sa mère honorée et protégée ; la mère lui persuadera que plus il est fort, plus il doit être généreux envers le faible ; c'est ainsi que peu à peu elle adoucit la nature turbulente et cruelle de l'enfant, car, il n'en faut pas douter, c'est à l'influence de la femme que la civilisation doit son existence. La civilisation est faite de compassion, de tendresse et de délicatesse, on y voit prévaloir l'élégance et la grâce sur la vanité de la force qui réduit l'homme au rang des fauves. L'action de la femme y joue un rôle aussi prépondérant que celle de l'homme.