Restée seule, l'impératrice s'assit près de son fils et réfléchit à sa vie et à sa mort. Elle ne pouvait pas encore pleurer. Elle pensa d'abord à elle-même, qui possédait de nouveau le pouvoir absolu. Seule et supérieure à tous, femme et plus que femme, plus puissante qu'aucun homme avant elle, mais terriblement solitaire, elle contempla le visage du fils qu'elle avait porté, ce beau visage jeune, fier et calme dans la mort. Elle retrouva en lui le petit garçon, l'enfant qu'elle avait adoré. Alors des larmes brûlantes gonflèrent ses paupières, et son cœur, enfin touché, se mit à palpiter comme un vrai cœur de chair. Elle sanglotait, les larmes coulaient sur ses joues et tombaient sur le couvre-pied de satin.