Iris s’immobilisa au pied de la tombe et prit le temps d’admirer la baie de Biscayne, avec ses myriades de voiles blanches et ses couleurs tropicales. Le cimetière lui-même était une oasis de paix, particulièrement en cette heure matinale. Même au mois de mars, au plus fort de la saison touristique, Iris pouvait s’y recueillir tranquillement. Le petit vase de fleurs artificielles posé au pied de la stèle était de travers, sans doute à cause de la tempête tropicale qui avait sévi l’avant-veille. Elle s’agenouilla péniblement, le redressa et sortit de son sac un mouchoir à l’aide duquel elle nettoya les fleurs. Au même moment, son pékinois tira de plus belle sur sa laisse.