Je regarde son visage d'enfant, ou plutôt je le perce à jour : l'harmonie dans les proportions, le nez petit, les oreilles minuscules, les lèvres fines bien dessinées et des yeux noirs perçants sous de longs cils. L'intensité du regard me frappe, la profondeur, surtout les nuances de joie qui passent, allument les pupilles. Le feu. Lila parle avec les mains mais aussi avec le buste, elle se décale parfois pour revenir toujours souplement sur son axe. Danseuse ? Oui, autrefois. Pourquoi cette question ? Une intuition.