Heidi arrivait au moment même où le grand-père sortait du hangar avec la chaise dans laquelle se trouvait Claire qui riait à l'astre lumineux du matin. Il laissa la chaise au milieu de la cour et entra dans l'étable aux chèvres. Heidi courut vers Claire. L'air du matin caressait agréablement le visage des enfants et l'arôme des sapins embaumait la brise qui soufflait. Claire aspira cet air salubre et se coucha sur sa chaise dans un sentiment de bien-être parfait. C'était la première fois qu'elle respirait un air si pur, la fraîcheur provenait du voisinage des sommets et rafraîchissait l'atmosphère. Chaque aspiration était un nouveau plaisir pour la malade. La douce clarté du soleil réchauffait la température.