Salut. C'est moi. Ça fait un moment qu'on ne s'est pas vus. Cent-deux jours, pour être précise. J'espère que je te manque atrocement, ça t'apprendra. N'en déduis pas que je n'avais pas envie de te voir ou que, vu le chaos intersidéral qu'est devenue ma vie dernièrement, je n'ai plus le temps de penser à toi. Je pense à toi à peu près deux-mille fois par jour. Je vois une feuille, une salière, une voiture, un savon, je pense à toi. C'est plus fort que moi. Je relis nos textos quasiment tous les soirs… Il m'arrive même encore de reconnaître ta silhouette à la sortie du lycée ou sous un abribus. Puis la silhouette se retourne et l'espoir s'envole. Évidemment, ce n'est jamais toi.