Tout indique qu'une part importante de la jeunesse française se porte mal. Une jeunesse abandonnée, livrée à elle-même. La génération « J'ai le droit ». Tout cela procède de l'acculturation, de l'abandon intellectuel auquel l'institution scolaire les a voués en se mettant à leur niveau au lieu de les élever. Il y a d'autres responsables de ce désastre, mais l'école avait pour mission de les instruire, de leur donner les moyens d'organiser une pensée, de raisonner, d'argumenter. Las, elle abandonne ses élèves à une telle pauvreté sémantique qu'il ne peut en résulter qu'une pauvreté de la pensée. Appauvrissement intellectuel qui ne produit en général que docilité et violence. On peut se cacher derrière tous les sociologismes qu'on voudra, la génération « J'ai le droit » est le fruit d'une crise culturelle et d'une crise de l'enseignement qui révèle une crise de responsabilité collective.