Au temps des moines copistes, ceux-ci recopiaient les textes religieux sous la dictée. Ils écrivaient tous les mots les uns collés aux autres, sans espace. Ils recopiaient les mots au fur et à mesure. Ainsi quand un moine écrivait « les pieds que Jésus a lavés », il suffisait qu'il remonte dans la phrase pour savoir ce que « Jésus a lavé » et il pouvait faire son accord. Mais quand il écrivait « Jésus a lavé », au moment d'écrire « lavé » il ne savait pas encore avec quoi il devait l'accorder. Il continuait à écrire et quand le complément arrivait, il oubliait d'accorder son participe passé. Il n'avait plus la place pour revenir sur l'accord. Clément Marot ayant codifié ces règles, Voltaire déclara : « Clément Marot a ramené deux choses d'Italie : la vérole et l'accord du participe passé mais c'est la deuxième qui a fait le plus de ravages ! ».