Comment comprendre Paris, ses périodes troublées, ses bouleversements sociaux, ses moments de liesse et de joie, sans prendre en compte le pouvoir des lieux ? Dans cet esprit, pour faire revivre les générations disparues, il est un moyen plaisant et original : raconter l'histoire des « boutiques de causerie », nom donné jadis aux cafés de Paris, dans lesquelles elles aimaient se rencontrer, se parler, s'apprécier, se quereller, où, pendant quelques instants, elles se donnaient l'illusion de refaire le monde ou simplement d'exister. Tour à tour tavernes, cabarets, estaminets, cafés, brasseries, ils n'ont été rien de moins qu'une véritable institution sociale, car ils ont donné satisfaction à un goût bien français, celui d'échanger des propos libres et familiers, abordant tous les sujets de la vie.