Au dix-septième siècle, la nation était divisée en plusieurs classes : le clergé, la noblesse, la bourgeoisie, les paysans. La séparation était précise et observée en apparence avec la plus grande sévérité ; mais les barrières s'abaissaient tous les jours, et un mouvement de bas en haut, lent mais irrésistible, élevait les manants dans la bourgeoisie, et le tiers état dans la noblesse. Les efforts du gouvernement, qui voyait par là diminuer le nombre des contribuables, n'y pouvaient rien ; l'intérêt était plus fort que tous les obstacles. On visait alors à la noblesse, non seulement par vanité, comme de nos jours, mais pour échapper aux mauvais traitements, aux exactions et à la misère qui accablaient les roturiers.