On croyait le roi Amanoullah approuvé, apprécié par son peuple. Aussi, au début de mille-neuf-cent-vingt-neuf, apprenait-on avec une surprise émue qu'une révolte de tribus le chassait de Kaboul, sa capitale, qu'il avait transformée et embellie. Enfermé dans la ville de Kandahar, au sud-est du pays, il résistait jusqu'au mois de mai, puis devait finalement prendre la fuite vers les Indes, d'où il s'embarqua pour l'Italie. Depuis janvier, après maintes péripéties, un certain rocambolesque et truculent personnage, Batscha Sakao, simple soldat, puis chef de brigands, qui avait pris le commandement des tribus rebelles du Nord, s'était emparé du trône et coiffé de la couronne, sous le nom d'Habiboullah.