Il n'y a pas, sans doute, de palais au monde qui ait, au cours des siècles, subi plus de modifications que notre Louvre : on y travaille depuis sept-cents ans, et sous une partie des bâtiments dont il se compose aujourd'hui subsistent des vestiges de tours et de salles basses qui datent de Philippe Auguste. Pour qui parcourt l'immense dédale de ses cours et de ses galeries, le Louvre ne paraît pas conserver, comme Versailles, la moindre trace de l'habitation des souverains qui s'y sont succédé, et bien peu de gens, parmi les plus érudits, pourraient désigner dans ces décourageantes enfilades de salles celles qui furent les appartements de François Ier, d'Henri IV ou de Louis XIV.