Tout autour du globe, la seule mention du mot « infidélité » provoque des réactions qui vont de la condamnation amère à l'acceptation résignée en passant par la compassion prudente et l'enthousiasme débordant. En Bulgarie, un groupe de femmes semblent déplorer les errements de leurs maris, tout en les considérant inévitables. À Paris, les convives d'un dîner sont tout de suite parcourus d'un frisson d'excitation, et je remarque combien ils sont nombreux à avoir été des deux côtés de la barrière. Au Mexique, les femmes saluent fièrement l'augmentation du nombre d'épouses adultères en y voyant une forme de rébellion sociale contre une culture machiste qui a toujours permis aux hommes d'avoir « deux foyers » : une pour leur famille et une pour leur maîtresse.