Le cri d'alarme est géopolitique : le monde a de plus en plus besoin de terres rares, de « métaux rares » pour son développement numérique, et donc pour toutes les technologies de l'information et de la communication, pour fabriquer les portables entre autres. Les voitures électriques et hybrides en nécessitent deux fois plus que les voitures à essence. Parmi ces métaux rares qui portent des noms non pas barbares, mais latins, tel le prométhium, une trentaine sont des métaux associés en proportion infime aux métaux abondants. Ils sont très chers à extraire et à purifier. Premier problème : c'est la Chine qui détient l'essentiel de ces ressources, ce dont elle est naturellement tentée d'abuser. Les autres pays qui en possèdent dans leur sous-sol en ont abandonné ou négligé l'exploitation pour diverses raisons, laissant la Chine, dans plusieurs cas, en situation de monopole, faisant de Pékin « le nouveau maître des métaux rares ».