Beaucoup de gens chics et très grammairiens ont la même répugnance pour l'emploi de l'imparfait du subjonctif, et font tout ce qu'ils peuvent pour ne pas le trouver sous leur plume, en écrivant ; dans leur phrase, en parlant. À la troisième personne du singulier, il est encore possible, mais pour le reste du temps, il vaut mieux s'arranger pour se servir de l'infinitif, beaucoup plus élégant. Je connais des personnes très instruites qui, ne pouvant tourner la difficulté, ou ne l'ayant pas prévue à temps, préfèrent pécher contre la grammaire et emploient le présent au lieu de ce maudit imparfait du subjonctif. Ils diront, voire écriront : « Il faudrait que vous vous décidiez », reculant d'horreur devant « que vous vous décidassiez ».