Cette masure durera plus longtemps que moi. J'aime ce tas de vieilleries. Et ton argent m'est inutile. Non, tout ce qui se trouve ici, tel que tu le vois, c'est l'héritage de Casimir. Je n'y changerai rien. Tout cela te semble misérable et insuffisant parce que tu vis dans le luxe. Si tu connaissais les logements et les meubles des ouvriers qui travaillent pour te fournir ce luxe et si tu avais pris à cœur leurs privations, leur véritable misère, si tu en avais souffert avec eux, tu ne blasphémerais pas en appelant misérable la situation où tu me vois. Je n'ai pas faim, je suis chaudement vêtue, j'ai la vie assurée, je puis ne rien faire quand je suis malade, j'ai le temps de lire, je ne redoute pas la faim.