Quoi qu'il en fût, le curé étant venu à son tour, on procéda dans l'après-midi à la cérémonie du baptême, avec les conditions d'usage. Le digne prêtre, dans l'incertitude si l'enfant avait déjà reçu ou non ce premier des sacrements, ne crut pas devoir laisser cette âme innocente courir le risque des nimbes célestes. La fillette fut donc conduite à l'église, suivie d'une véritable procession de femmes. De mémoire de bedeau, jamais on n'avait vu tant de monde à un baptême. Aussi, mis en verve par une telle assistance, celui qui était en fonction cette année-là fit-il rendre à sa cloche ses sons les plus fulgurants.