Sophia Pétrovna examina les lieux : l'escalier menait à une pièce dans laquelle une foule de personnes faisait aussi la queue et apparemment, après cette pièce, il y en avait encore une autre. Elle jeta discrètement un coup d'œil autour d'elle. Cette femme avec une sacoche, des chaussettes par-dessus ses bas et des chaussures éculées, c'était celle qui était allongée dans l'escalier. Dire que toutes ces femmes étaient des mères, des femmes et des sœurs de saboteurs, de terroristes, d'espions ! Et l'homme devait être un mari ou un frère. Elles avaient l'air tout à fait ordinaires, comme dans les tramways ou les magasins. Elles avaient juste un visage fatigué, fripé.