L'enfant aime le bois où le loup mange dans la main de la fée, le château où dans la joie les trompettes des valets retentissent, la cuisine qui s'ouvre sur le parterre où les fleurs ont la mélancolie d'un grand sommeil. Il voit à l'horizon le chemin qui serpente vers le ciel à travers la colline et, à droite et à gauche, des treilles où des vieillards viennent manger du chasselas. À ses yeux, la vie éclate comme un diamant taillé à travers quoi chaque créature ou chaque chose, peu à peu, apparaît : l'écrevisse que l'on saisit sous la souche dans le ruisseau, le papillon jaune, la digue, la salade sauvage que l'on déracine avec un couteau.