Un peu plus tard, vient un hérisson, un être brouillon, inconséquent, hardi, froussard, qui trotte en myope, se trompe de trou, mange en goinfre, a peur de la chatte, et mène un bruit de jeune porc lâché. La chatte grise le hait, mais ne l'approche guère, et le vert de ses yeux s'empoisonne quand elle le regarde. Un peu plus tard encore, une délicate chauve-souris, très petite, me frôle les cheveux. C'est l'instant où Annie frissonne, rentre et allume la lampe. Je reste encore un peu pour suivre les cercles brisés de la « rate-volage » qui crisse en volant, comme un ongle sur une vitre… Et puis je rentre dans le salon rose de lumière, où Annie brode sous l'abat-jour.