Ce qui enrichit l'un, appauvrit l'autre, dit-on, et cette vérité se trouvait vraie, une fois de plus. Pendant que le pauvre Maxime essayait de porter courageusement son chagrin et sa solitude, Petite Nell, pour la première fois depuis la mort de sa mère, était vraiment heureuse, si heureuse qu'elle ne se reconnaissait pas. Oh ! Comme tout était différent, maintenant ; comme c'était délicieux de desservir la table du déjeuner, avec sa jolie porcelaine, délicieux d'épousseter les meubles, de brosser les miettes du plancher, de mettre en ordre la chambre du docteur, cette chambre qui lui inspirait encore une terreur secrète, mêlée de beaucoup de curiosité ; délicieux encore de faire entrer les malades dans la salle d'attente…