Ce lieu, qui avait très mauvaise réputation, était une source constante de préoccupations à l'évêché. Trop loin de la ville pour être soumis à une surveillance étroite et bénéficiant de la complaisance de « dirigeants protestants », le Bassin était considéré comme un lieu de perdition. Il était peuplé principalement de célibataires endurcis, de gagne-petit un peu vagabonds que l'on disait adonnés à tous les vices. La pratique religieuse y était très négligée, l'alcool de contrebande y circulait librement et les rixes y étaient monnaie courante. De plus, quelques dames de très petite vertu, dont la funeste « Gourgane » domiciliée à la « Courtisane », étaient soupçonnées d'y faire le commerce de leurs charmes dans la rue du Détour et dans la côte (bien nommée) du Cran chaud.