Le monde a reçu ses lois : à chaque être il a donné des armes et l'instinct de la conservation. Ainsi le daim fuit, le lion se défend par sa force, le chien avec ses dents, le scorpion avec l'aiguillon de sa queue ; l'oiseau léger ouvre ses ailes et s'envole. Sans connaître la mort, tous la craignent ; tous pressentent leur ennemi, et, pour lui échapper, devinent quelles armes leur a données la nature, et comment ils doivent s'en servir. Ainsi le scare, une fois tombé dans la nasse qu'a tendue sous les eaux l'art du pêcheur, redoute enfin l'amorce trompeuse où il s'est laissé prendre.