Le renard n'a pas seulement la finesse en partage, il est encore doué d'un instinct supérieur qui lui enseigne à tourner toutes choses à son profit. C'est à la portée des villages, non loin des hameaux et des fermes, qu'il creuse sa profonde tanière. De sa retraite, il écoute attentivement le chant des coqs et le cri des volailles ; c'est là le son qui plaît le plus à son oreille. Il saisit habilement le moment favorable ; voleur adroit et rusé autant qu'habile, il cache son dessein et sa marche, rampe, se traîne, glisse, arrive et fait rarement des tentatives inutiles. Tantôt d'un bond léger il franchit le mur ou la haie qui entoure le poulailler ; tantôt il s'aplatit et passe par-dessous, à ses risques et périls. Une fois entré, il ne perd pas une minute ; il ravage la basse-cour.