Loin de se contenter d’une simple description des animaux et des végétaux qu’ils rencontraient, Liz s’efforçait toujours d’apporter des précisions intéressantes quant à leurs mœurs, leur habitat et leur alimentation. Elle en profitait également pour dispenser certaines mises en garde qui s’avéreraient très utiles lorsqu’ils s’arrêteraient pour explorer le récif Palancar. Ce petit laïus aurait pu lui sembler routinier et fastidieux après toutes ces années, mais elle était habitée par un amour aussi immodéré que communicatif de la mer et de ses mystérieux habitants. Elle ne se sentait jamais plus libre et plus heureuse que lorsqu’elle se trouvait à la barre de son navire. L’immensité de l’océan et du ciel avait quelque chose d’exaltant et elle se laissait griser par la majesté des éléments qui lui donnaient l’impression d’appartenir à quelque chose de plus grand et de plus beau que le monde des hommes.