Les bienfaits dont le printemps nous donnait seulement l'espoir, l'été les a versés sur nous avec abondance. Des fruits délicieux, de riches moissons ont été recueillis dans les vergers et dans les plaines. L'opulent habitant des villes a connu de nouveaux plaisirs. Le villageois laborieux a trouvé le prix de ses travaux et de ses sueurs. Le pauvre, moins malheureux, a goûté des jouissances d'autant plus pures qu'elles sont, pour lui, inaccoutumées. Tous les hommes ont admiré les beautés de la nature, et de quelques cœurs, au moins, se sont échappés des soupirs d'actions de grâces qui sont montés vers le Créateur de tant de merveilles. La décoration de ce théâtre magnifique, où tour à tour acteurs et spectateurs nous passons les jours de notre vie, vient de changer une fois encore. Automne, je te salue !