On pouvait regarder par la fenêtre de longues minutes sans que la forêt crache une voiture pour l'envoyer rouler vers le village. Ce que Gerhard préférait, c'étaient les longues rangées de poiriers de part et d'autre de la chaussée. Comme on le voyait souvent dans la région, les troncs ne poussaient pas à la verticale, mais penchés sur la droite et la gauche en direction des champs. À ce jour, personne n'avait su leur dire si les arbres étaient repoussés vers l'extérieur par la déformation de la couche d'asphalte ou si on les avait plantés ainsi volontairement pour que les fruits soient moins nombreux à tomber sur la chaussée.