Texte
Un jour, à la lisière du bois des Vallées, comme je regardais au-dessous de moi, et les bois, les bois qui sont ce que j'aime le plus au monde, et les prés jaunes, et les champs labourés, leur terre fraîche presque rose, et la tour sarrasine, au-dessus, qui baisse tous les ans, je vis nettement, si clairement la bêtise, le malheur de partir, que je faillis courir et dévaler jusqu'à la maison, pour supplier, pour ordonner qu'on déclouât les caisses de livres et qu'on désentortillât les pieds des fauteuils. Pourquoi ne l'ai-je pas fait ? Pourquoi suis-je restée là, toute vide, avec mes mains froides sous ma capeline rouge ? Les châtaignes tombaient sur moi dans leur coque et me piquaient un peu la tête.
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Claudine à Paris
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Source : Au cœur d'un été tout en or