Texte
De temps à autre, la pendule de bronze égrenait une gavotte et, comme toujours à la fin de décembre, le parfum des aiguilles du sapin envahissait la pièce, tandis que des bougies multicolores, en paraffine, brûlaient dans les branches vertes. En réponse à la gavotte qui venait de la chambre maternelle, la pendule noire de la salle à manger carillonnait comme l'horloge d'une tour. Le père, qui était professeur, l'avait achetée jadis, au temps où les femmes portaient ces manches ridicules, exagérément bouffantes aux épaules. Puis les manches avaient disparu, le temps avait fui comme un feu follet, le père était mort et les enfants avaient grandi, mais la pendule n'avait pas changé et carillonnait toujours.
Informations
La Garde blanche
Classement
Discussions
Espace créateur Créer une dictée
D'autres dictées
24 mots
Source : Au cœur d'un été tout en or