Sous la protection humble des violettes, je remets les soupirs et les douleurs muettes qui viennent m'assiéger ce soir… Ce trop beau soir ! Dans cet effondrement du final désespoir, leur parfum est semblable aux prières des saintes… Ô fleur entre les fleurs ! Ô violettes saintes ! Lorsqu'enfin, en un temps, s'arrêtera mon cœur las de larmes et tout enivré de rancœur, qu'une pieuse main les pose sur mon cœur ! Vous me ferez alors oublier, violettes, le long mal qui sévit dans le cœur des poètes… Je dormirai dans la douceur des violettes !