Le soir obscur et pluvieux, l'orage, la course des nuages me tenaient sous leur empire ; pour la première fois depuis un an et demi, j'avais revu la nuit en tête-à-tête. Après ce soir-là, mon désir d'assister au même spectacle a pris le pas sur ma peur des voleurs, d'une maison noire pleine de rats et d'une agression. Je descendais toute seule pour regarder par les fenêtres du bureau privé et de la cuisine. Nombreux sont ceux qui admirent la beauté de la nature, qui dorment parfois à la belle étoile, qui dans les prisons ou les hôpitaux attendent avec impatience le jour où ils pourront profiter à nouveau de la nature en toute liberté, mais peu de personnes se sentent avec toute leur nostalgie aussi coupées et isolées de ce qui est également offert au pauvre ou au riche.