Il fonça dans la rue encombrée, en parcourut trois autres et parvint à la boutique que tenait son beau-frère. C'était un bazar plein d'articles étrangers les plus variés, lanternes, biscuits et conserves dans des boîtes de métal, vêtements tricotés de toutes les couleurs, plumes et crayons, de la vaisselle, et des chromos encadrés représentant de grasses femmes blanches avec des yeux bleus et ronds. Habituellement, Lao Er n'avait jamais assez de temps pour examiner tous les objets enfermés dans les casiers vitrés, mais, ce jour-là, il traversa le magasin et se dirigea directement vers la cour intérieure où logeait sa sœur, et les deux commis, qui le connaissaient, le laissèrent passer sans mot dire.