Texte
Ayant poussé la porte étroite qui chancelle, je me suis promené dans le petit jardin qu'éclairait doucement le soleil du matin, pailletant chaque fleur d'une humide étincelle. Rien n'a changé. J'ai tout revu : l'humble tonnelle de vigne folle avec les chaises de rotin… Le jet d'eau fait toujours son murmure argentin et le vieux tremble sa plainte sempiternelle. Les roses comme avant palpitent ; comme avant, les grands lys orgueilleux se balancent au vent, chaque alouette qui va et vient m'est connue. Même j'ai retrouvé debout la Velléda, dont le plâtre s'écaille au bout de l'avenue, grêle, parmi l'odeur fade du réséda.
Mes copies
Dictée du jour du
Envie de vous entraîner ? Recommencez cette dictée autant de fois que vous le souhaitez.
Informations
Poèmes saturniens
Classement
Dictée du jour du
Discussions
Espace créateur Créer une dictée
D'autres dictées
24 mots
Source : Au cœur d'un été tout en or