Le climat à Hong-Kong est malsain et fiévreux, les chaleurs y sont lourdes et pesantes. On rencontre dans cette ville tous les métiers ; les tailleurs, les cordonniers, les blanchisseurs s'y font concurrence pour fournir aux Européens. Les marchands ambulants sont en grand nombre ; et si ce n'est le costume et le langage qui diffèrent, on peut les comparer à nos marchands des quatre-saisons ; ils vendent des fruits, des rafraîchissements, des gâteaux, des poissons grillés, de la volaille rôtie. Beaucoup de mendiants, d'estropiés, d'aveugles parcourent les rues. Ces derniers agitent constamment une petite clochette pour attirer l'attention publique. Puis aussi, ce qui ne manque pas de poésie, des ménestrels ; ces bardes des temps anciens, sur un signe, entrent à domicile et récitent ou chantent de vieilles légendes, tantôt tristes et tantôt bouffonnes.